
Merci à Jean-Vasseur, pilote Nascar. IL sera au MECANIC SHOW avec son véhicule
Voici un article sur lui
À vos marques, prêt, partez ! Bienvenue dans l’univers du Nascar V8. L’impression que dégage Jean Vasseur, Liévinois de 44 ans, champion d’Europe de la discipline en 2008, autour de son bolide flanqué du Numéro 7, est tout simplement celle d’un passionné. « Les voitures ont toujours été mon dada. Mon oncle était propriétaire d’un garage quand j’étais enfant. C’est là que j’ai fait mes gammes en matière de carrosserie, de mécanique, de peinture et de construction », avoue-t-il.
Forcément, cela aide pour mieux assimiler les rouages de la discipline. Ajouté à l’expérience acquise depuis ses débuts, voilà 17 ans, derrière les volants de karting, de stocks-car ou encore de super privé car (champion en 2005), on comprend, alors, pourquoi le rookie Jean Vasseur est devenu le premier français champion d’Europe à l’issue de sa première saison disputée complètement.
Vif et vigilant en piste, Jean Vasseur a séduit le team roots anglais V8 racing lors d’un test réalisé courant 2006. Il obtenait aussitôt un volant au sein de l’écurie anglaise. Et pour sa première demi-saison, il terminait 5ème du championnat. « J’étais heureux comme un gamin. Je me rappelle encore que quand j’ai posé mon fessier dans le baquet, je ne voulais plus en redescendre », indique Jean Vasseur.
Roi du freinage
Ces premiers tours de piste lui permettent d’acquérir les bases et de découvrir l’ambiance conviviale qui règne dans le paddock. « C’est particulier, le Nascar. Sur le circuit ovale, nous sommes ennemis et en dehors, nous sommes tous des amis », reconnaît-il. Les amateurs de rugby vont donc adorer ! « Le Nascar, c’est un spectacle. Le ronronnement du moteur donne la chair de poule. Il faut le voir pour le croire. Pour les envieux, j’organise des journées de stage pilote d’un montant de 500 euros et bientôt des journées portes ouvertes », confie Jean. Actuellement sur la piste, le plus rapide, c’est Jean Vasseur. « Mes points forts sont la régularité, le goût de la victoire et la motivation », précise-t-il. Bref, toutes les qualités d’un pilote chevronné qui se définit, en plus, comme un metteur au point hors pair. « J’ai connu sur ce genre de voiture un temps d’adaptation très rapide. Aujourd’hui, en prenant en compte les changements de température de la piste, je suis capable de tirer à chaque fois le maximum de ma voiture. Au niveau du pilotage, ma force est le freinage tardif », souligne-t-il.
Conscient qu’il a encore une belle marge de progression devant lui, Jean Vasseur profite, pour l’instant, de sa notoriété pour développer sa discipline. « Si quelqu’un peut investir avec Rolland Vandermmerch, patron du circuit de Warneton, pour créer un speedway dans notre région », insiste Jean Vasseur.
En tout cas, ce dernier a déjà prouvé grâce à sa couronne européenne qu’il n’est pas du genre à caler en cours de route.
Tout savoir sur le championnat d’Europe du Nascar V8Cette discipline issue de la grande famille du sport automobile est née aux États-Unis. En Europe, elle existe seulement depuis quatre ans. Comme chez l’oncle Sam, la saison du championnat de Nascar V8 débute en mars et se termine en octobre. Utilisant des pneus slicks en provenance des États-Unis (comme pour tout le matériel nécessaire à la pratique du Nascar V8), les bolides, d’un montant de 30 000 euros, sont contraints d’évoluer sur le speedway (nom du circuit ovale qui comporte deux virages d’un dénivelé de 2m80) par piste sèche. Leurs caractéristiques : 5m25 de long pour 2m de large, 450 chevaux sous le moteur et 900kg à la pesée. Le championnat européen se déroule sur les circuits du lyddle nil à proximité de Douvres en Angleterre et celui de Warneton en Belgique. Onze manches sont au programme du championnat, soit un total de 35 courses. La grille de départ est établie en fonction du classement pilote, en ordre décroissant. Le vainqueur de la course marque 15 points au championnat. Les points sont attribués jusqu’au 15ème. En revanche, il n’y a pas de classement général par équipe puisque les bolides sont tous conçus à l’identique. Seul le réglage de la voiture et le pilotage font la différence ainsi qu’une bonne gestion des pneumatiques sur la saison. À ce titre, le pilote en possède 12 par an. Cette année, le championnat sera composé de 16 pilotes. Chaque pilote dispose d’un budget avoisinant les 10 000 euros. Premier tour de roue, ce dimanche, à Warneton.

















